Plus de 100 personnes décèdent après une vaccination… mais c’est la faute des « problèmes de santé sous-jacents »

Plus de 100 personnes sont décédées en Corée du Sud après avoir reçu le vaccin contre la grippe.

Toutefois, les « autorités sanitaires sud-coréennes ont conclu que [ces décès] n’était pas du[s] à une piqûre contre la grippe saisonnière ».

Toutes ces personnes seraient donc décédées après avoir reçu un vaccin contre la grippe, mais aucun des décès ne serait dû au vaccin? Cela semble peu plausible.

Selon le Centres for Disease Control and Prevention (CDC), le Korea Disease Control and Prevention Agency (KDCA) a rapporté que la plupart des 59 décès en date du 27 octobre concernaient des personnes âgées de plus de 70 ans. Le KDCA a enquêté sur 46 d’entre eux :

« Des autopsies ont été pratiquées sur la plupart de ces 46 personnes, et toutes présentaient de graves problèmes de santé qui pourraient expliquer la cause du décès. » (C’est l’auteure qui souligne dans toutes les citations.)

Dans un article de Deutsche Welle sur un jeune homme de 17 ans décédé après avoir reçu le vaccin contre la grippe en Corée, on peut lire ce qui suit :

« Une autopsie de l’adolescent décédé a révélé que le vaccin contre la grippe n’était pas la cause du décès. Sept des neuf personnes dont le décès a fait l’objet d’une enquête par le KDCA avaient des problèmes de santé sous-jacents. »

La cause de ces décès n’est donc pas attribuée à la vaccination si la personne avait des problèmes de santé sous-jacents.

Ce rejet catégorique de lien entre la vaccination et ces décès contraste violemment avec la tendance actuelle à attribuer pratiquement tous les décès à la COVID-19, avec ou sans preuves, mais surtout sans égard aux comorbidités.

Au Québec, « 97 % des 5000 victimes de la COVID-19 lors de la première vague avaient une condition médicale préexistante », mais leur décès a été attribué à la COVID et non à leur comorbidité.

N’y a-t-il pas là un double standard?

Selon l’OMS et le Centres for Disease Control and Prevention (CDC) aux États-Unis :

« Dans les cas où un diagnostic définitif de COVID-19 ne peut être établi, mais qu’il est soupçonné ou probable […] il est acceptable de déclarer sur un certificat de décès que la COVID-19 est la cause “probable” ou “présumée”. » (Directives du CDC basées sur celles de l’OMS.)

C’est donc dire que les décès peuvent être attribués à la COVID sans aucune preuve.

Avec la vaccination, les preuves sont nécessaires.

Selon Santé Canada, la norme de preuve est un élément commun des programmes d’indemnisation des victimes d’une vaccination mis en place dans divers pays. Ces programmes appliquent le principe de « “prépondérance des probabilités” (c.-à-d. plus de preuves qu’aucune preuve qu’un vaccin a causé la blessure) ».

Le cabinet d’avocats mctlaw aux États-Unis a réussi à obtenir des centaines de compensations financières pour des blessures causées par le vaccin contre l’influenza.

Entre 2010 et 2019, mctlaw a réussi à obtenir 18 compensations financières à la fois pour blessures et décès que leurs clients ont attribués à ce vaccin. Dans seulement un cas, « le requérant a établi par des preuves prépondérantes que le vaccin antigrippal avait été un facteur substantiel dans la cause du syndrome de Guillain-Barré et du décès ».

Dans les autres cas, la Health Resources and Services Administration (HRSA) a nié que la vaccination a pu jouer un rôle, mais s’est mis d’accord pour un règlement et a accordé une compensation, ce qui peut être vu comme un aveu que la vaccination était en cause.

Retrait d’un lot de vaccins au Canada

Le 14 novembre, Radio-Canada rapportait qu’un lot de vaccins contre la grippe saisonnière avait été retiré au Nouveau-Brunswick en raison de « manifestations cliniques inhabituelles », soit un cas du syndrome de Guillain-Barré (SGB) et un cas de myélite transverse.

D’autres provinces ont imité le Nouveau-Brunswick, mais pas le Québec, où est produit le vaccin Flulaval Tetra distribué par GlaxoSmithKline.

Dès le lendemain, on tentait de rassurer la population en disant qu’il était « trop tôt pour sauter aux conclusions ». La Dre Caroline Quach a parlé « d’un lien temporel, c’est-à-dire que l’administration d’un vaccin et l’apparition d’une maladie sont survenues dans la même période, mais qu’ils ne sont pas obligatoirement reliés » :

« Il y a plein d’autres diagnostics possibles qui peuvent expliquer la survenue d’un Guillain-Barré ou d’une myélite transverse […] Il y a plein de virus qui peuvent donner de telles manifestations […] »

Le SGB est cité fréquemment dans les demandes d’indemnisations aux États-Unis. Si l’on reprend l’exemple de mctlaw, on trouve 12 pages de compensations liées au SGB et la très grande majorité concernent le vaccin contre la grippe saisonnière.

On trouve deux pages de compensations pour la myélite transverse, elle aussi majoritairement liée au vaccin contre la grippe.

Et il ne s’agit là que d’une firme d’avocats prise au hasard.

Les requêtes liées au vaccin contre la grippe saisonnière se multiplient

Selon les données du HRSA, entre 1988 et 2017, près de 38 % des compensations allouées dans le cadre du Programme national de compensation des victimes d’une vaccination (National Vaccine Injury Compensation Program, NVICP) concernaient les vaccins contre l’influenza. Sur les 3404 demandes liées à ce vaccin pour la même période, plus de 59 % des personnes ont reçu des compensations, souligne la firme d’avocats Conway Homer PC. Notons que les statistiques du HRSA en 2017 indiquent 3242 demandes et non pas 3404.

Les statistiques du HRSA ne permettent pas de distinguer les compensations allouées pour des blessures de celles versées pour des décès. Aujourd’hui, le nombre de demandes de compensation liées au vaccin contre l’influenza atteint 6607 pour blessures et 195 pour décès. Sur 6802 demandes au total, seulement 664 ont été rejetées.

Remarquons par ailleurs que dans les trois dernières années, le nombre de requêtes liées au vaccin contre l’influenza a connu une hausse de plus de 100 %, passant de 3242 en 2017 à 6802 en 2020.

Dans le système étasunien de surveillance des effets secondaires des vaccins, le Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS), le vaccin contre la grippe a été associé à 51,4 % des décès rapportés entre 1997 et 2013 chez les adultes. Le délai entre une vaccination quelconque et un décès chez les adultes était de 3 jours en moyenne.

Notons que n’importe qui peut soumettre un rapport au VAERS, pas seulement les professionnels de la santé, et que moins de 1 % des effets indésirables sont rapportés selon le rapport Lazarus soumis au département de la Santé en 2010.

Depuis sa création, le NVICP a accordé près de 4,5 milliards de dollars en compensations financières aux victimes d’une vaccination.

Au Québec, la seule province canadienne a avoir ce genre de programme, les statistiques disponibles depuis 1988 se limitent au nombre de demandes soumises, évaluées et pour lesquelles les requérants ont été indemnisés. Sur 239 demandes, 53 personnes ont été indemnisées.

Entre 2009 et 2012, dans la foulée des vaccinations contre le H1N1, le nombre de demandes a connu une hausse marquée, passant de 3 en 2008 à 11, 16, 9 et 28 dans les années suivantes.

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