Nationalisation partielle du lithium et du graphite québécois – « Le Québec doit être aux commandes de la filière batterie » – Vincent Marissal

MONTRÉAL, le 15 nov. 2020 – Pendant que la CAQ s’acoquine avec des entreprises dans les paradis fiscaux pour la reprise de la mine Nemaska, Québec solidaire offre une vision durable et résolument nationaliste en proposant la nationalisation partielle des principales composantes de la filière batterie : le lithium et le graphite.

« Le Québec doit se mettre en mode transition et nous mener vers une réelle autonomie dans le respect de la capacité de nos sols. Le lithium et le graphite sont des ressources non renouvelables, il faut les extraire de manière responsable. De son côté, la CAQ a une vision extractiviste et veut rendre le sous-sol québécois accessible comme un véritable bar ouvert aux entreprises privées », dénonce Manon Massé, porte-parole de Québec solidaire.

Pour assurer une production de batterie satisfaisante pour nos besoins actuels, Québec solidaire propose de prendre possession de deux mines de lithium et de deux mines de graphite. Ensuite, il faut que le Québec ait un contrôle majoritaire dans la transformation pour s’assurer que la matière extraite soit transformée ici.

« Le modèle actuel d’exploitation des ressources est défectueux et désavantageux pour les Québécois et les Autochtones. Nous devons être en plein contrôle de la ressource pour faire face aux défis de l’avenir c’est pourquoi nous proposons de faire ce qu’on a fait avec Hydro-Québec dans le passé. Le lithium est à la croisée des chemins, cette ressource-là est à nous, il ne faut pas la laisser filer aux mains d’entreprises aux pratiques douteuses. Ça prend une société d’État respectueuse des droits des Autochtones qui planifie et maîtrise cette industrie », défend le député solidaire Vincent Marissal.

Québec solidaire appelle à ne pas faire les mêmes erreurs qui ont mené à un modèle extractiviste dangereux pour le territoire. Il faut changer de paradigme dans l’exploitation des ressources naturelles. Tout d’abord, il faut adopter une loi sur l’expropriation minière, sans en faire recours dans un premier temps, puis tenter de nationaliser certaines mines de lithium et de graphite à la suite de négociations de gré à gré.

Relever le défi de la transition

« On s’inscrit dans le défi du siècle : la transition. La CAQ est en train de répéter les mêmes erreurs du passé en nous faisant croire que c’est “vert”. Débutons par un nouveau contrat social minier basé sur des consultations auprès des Autochtones et des communautés touchées, attaquons-nous à une modernisation de la Loi sur les mines, ensuite prenons le contrôle de la filière et assurons-nous de servir les intérêts des Québécois. On doit changer les règles du jeu pour en sortir gagnants », déclare Manon Massé.

Québec solidaire souhaite voir le Québec s’approprier cette richesse et la mettre au service de la collectivité et non des entreprises étrangères. L’important est d’avoir un maximum de leviers plutôt que d’être dépendants des investisseurs étrangers qui font perdre de l’argent aux Québécois et qui pillent nos ressources en nous laissant les dégâts environnementaux. Développons une filière québécoise optimale, de l’exploitation à la récupération, d’abord et avant tout pour répondre aux besoins d’ici.

« La CAQ se vante que nos ressources attirent des “partenaires” : c’est clair ! Ils bavent devant cet étalage de nos ressources ! Mais ça nous appartient ! C’est à nous d’en prendre soin et d’en contrôler l’exploitation, de garder un œil sur la transformation et de nous assurer que les revenus restent ici, le tout dans un objectif stratégique de transition », souligne Vincent Marissal.