L’épidémie de la peur, la Fondation Gates et Big Pharma

Dans son livre False Alarm: The Truth About the Epidemic of Fear (Fausse alarme : la vérité sur l’épidémie de la peur) publié en 2006, le médecin Marc Siegel dénonce la culture de « l’inquiétude » dans le domaine de la santé et nous met en garde contre le discours alarmiste des médias sur les « bibittes du jour ».

Invité régulièrement à commenter dans les grands médias en tant que professionnel de la santé, le Dr Siegel a réalisé que « chaque sujet » qu’il abordait « dans un article ou à la télé était grandement exagéré par rapport au danger réel ».

« Désinformés par nos dirigeants et provoqués par les médias, nous avons plus pleur qu’avant », alors que nous avons moins de raisons de nous inquiéter, observe-t-il.

La peur nous rend plus facile à manipuler et plus susceptibles de tomber malade, créant ainsi les conditions parfaites pour les vendeurs de solutions miracles :

« Au lieu d’apprendre à évaluer le risque de manière réaliste, nous cherchons à traiter la peur avec les plus récentes découvertes en immunologie […]

Cependant […] la croyance répandue voulant que les gens courent de grands risques avec la grippe est une création médiatique. Il en va de même de la perception qu’une simple inoculation écarte ces risques.

Le pendule public se balance entre la dépendance à une présumée panacée et la panique lorsqu’un vaccin s’avère défectueux ou n’est plus disponible. Le gouvernement met la peur au cœur de son programme et tente d’intervenir en se présentant comme notre protecteur. Au cours de ce processus de ‘‘protection’’, nous en apprenons sur des dangers dont nous ignorions l’existence. Une telle manipulation pose un véritable danger pour notre santé […] »

Quiconque croit pouvoir libérer facilement un proche de l’emprise de la peur en utilisant la raison devra s’armer de patience :

« Une fois apeuré, un animal est plus sensible à la prochaine menace. Le souvenir de la peur, comme toutes les émotions puissantes profondément ancrées dans notre cerveau, est difficile à surmonter ou à surpasser rationnellement […]

Le gouvernement, les médias et les entreprises privées incitent perpétuellement les gens à avoir peur. »

En octobre 2019, quelques mois avant l’apparition de la COVID-19, Québec Science nous donnait un exemple parfait de ce genre de manipulation médiatique axée sur la peur avec son numéro « spécial pandémie » :

La journaliste Marine Corniou qui signe le texte anxiogène de Québec Science écrit également pour le Forum économique mondial, un très influent promoteur du discours dystopique de la « nouvelle normalité » et de la nécessité d’un vaccin contre la COVID-19 « pour retourner confortablement au travail ou à l’école » :

Toute personne bien informée sait que le Forum économique mondial (FEM), la Fondation Bill & Melinda Gates et le Johns Hopkins Center for Health Security ont tenu en octobre 2019 Event 201, une simulation de pandémie devenue réelle, à quelques détails près, trois mois plus tard.

Le numéro de Québec Science sur une imminente pandémie était-il le fruit du hasard ou a-t-il été influencé par le FEM? La journaliste était-elle au courant qu’une telle simulation aurait lieu? Elle n’en fait pas mention dans son article.

Les documentaires inquiétants, films dystopiques et même un Ted Talk de Bill Gates tentent de nous angoisser depuis des années avec leurs prédictions de pandémie mortelle.

Admirez le regard intense de Julie Le Breton pour vendre cette série diffusée au début de 2020.
Série documentaire de 2018 avec « Bill Gates et d’autres experts ». Bill Gates, expert de la santé publique?
Série documentaire de Netflix sortie au début de l’année 2020 et dans laquelle on suit des « héros » qui se battent pour « stopper la prochaine pandémie ».

Time en 2017 : « AVERTISSEMENT : NOUS NE SOMMES PAS PRÊTS POUR LA PROCHAINE PANDÉMIE », avec Bill Gates qui nous explique comment demeurer en sécurité.
Ted Talk de Bill Gates en 2015 intitulé « La prochaine épidémie? Nous ne sommes pas prêts ».

Québec Science a possiblement voulu suivre cette mode.

Mais d’où vient cette tendance et dans quel but voudrait-on faire peur au monde avec des pandémies?

Programmation prédictive ou persuasion classique

Certains osent croire que les innombrables documentaires, séries et films sur les pandémies sont des formes de programmation prédictive, une technique de manipulation qui consisterait à familiariser la masse à des changements sociaux planifiés par certaines élites.

Selon Dahria Beaver, « étudiante ordinaire explorant les croyances extraordinaires » sur le blogue de l’Université de l’Ohio La Psychologie des croyances extraordinaires, « les gens qui croient en cette théorie sont surtout des complotistes qui croient qu’un gouvernement totalitaire prendra le pouvoir ».

Ah ces complotistes! Immuable pièce de résistance des analyses ordinaires.

Fin 2020, nous sommes forcés de constater qu’une dictature sanitaire a été mise en place depuis mars : nous sommes rendus au point, impensable il y a un an, où il nous est interdit de souper en famille si nous n’habitons pas à la même adresse.

La peur de la COVID-19 a permis aux gouvernements d’imposer et de faire accepter ce genre de mesures totalitaires (non, le mot n’est pas trop fort) presque simultanément, sur la base du modèle catastrophiste complètement erroné de Neil Ferguson de l’Imperial College de Londres.

Appliqué à la Suède, ce modèle prévoyait 96 000 décès au début juillet s’il n’y avait pas de confinement. Le 1er novembre, la Suède, qui n’a pas confiné, comptait 5964 décès.

En avril, le Nouvel Obs encensait l’épidémiologiste aujourd’hui discrédité :

Oops.

Ce type de dérive autoritaire avait d’ailleurs été envisagée par la Fondation Rockefeller en 2010 dans le scénario dystopique Lock Step (De concert), résumé ainsi :

« Un monde de contrôle gouvernemental plus strict du sommet vers la base, un leadership plus autoritaire avec peu d’innovation et une opposition croissante des citoyens. »  

Le scénario est à faire rougir Nostradamus de honte et mérite d’être cité en longueur :

« En 2012, la pandémie que le monde anticipait depuis des années a finalement frappé […] infectant près de 20 pour cent de la population mondiale et tuant 8 millions de personnes en sept mois seulement, principalement de jeunes adultes en bonne santé […] La pandémie a également eu un effet destructeur sur les économies : la mobilité internationale des personnes et des biens s’est arrêtée net, écrasant des industries comme le tourisme et brisant les chaînes d’approvisionnement mondiales. Même au niveau local, les magasins et les immeubles de bureaux normalement très fréquentés sont restés vide pendant des mois, dépourvus d’employés et de clients […]

L’imposition et l’application rapides de la quarantaine obligatoire pour tous les citoyens par le gouvernement chinois, comme la fermeture instantanée et quasi hermétique de toutes les frontières, a sauvé des millions de vies, en arrêtant la propagation du virus bien plus tôt qu’ailleurs et permettant une reprise post-pandémique plus rapide.

Le gouvernement chinois n’a pas été le seul à prendre des mesures extrêmes pour protéger ses citoyens du risque et de l’exposition. Pendant la pandémie, les dirigeants nationaux du monde entier ont renforcé leur autorité et imposé des règles et des restrictions draconiennes, du port obligatoire du masque aux prises de température corporelle aux entrées d’espaces communs comme les gares et les supermarchés. Même une fois la pandémie atténuée, ce contrôle et cette surveillance plus autoritaires des citoyens et de leurs activités sont demeurés en place et se sont même intensifiés. Afin de se protéger contre la propagation de problèmes de plus en plus globaux, des pandémies au terrorisme transnational, en passant par les crises environnementales et l’augmentation de la pauvreté, les leaders du monde entier ont exercé une emprise plus ferme sur le pouvoir.

Au début, la notion d’un monde plus contrôlé a été largement acceptée et approuvée. Les citoyens ont volontairement abandonné une partie de leur souveraineté et de leur vie privée à des États plus paternalistes en échange d’une sécurité et d’une stabilité plus grandes.

Les citoyens étaient plus tolérants, et même désireux de cette gestion et d’un contrôle descendant, et les dirigeants avaient plus de latitude pour imposer l’ordre de la manière qu’ils jugeaient appropriée. Dans les pays développés, cette surveillance accrue a pris de nombreuses formes, par exemple, des pièces d’identité biométriques pour tous les citoyens, la réglementation plus strictes des industries clés dont la stabilité était jugée cruciale pour les intérêts nationaux […]  

En 2025, les gens semblaient se lasser de l’excès de contrôle du sommet vers la base et de laisser les autorités faire des choix à leur place […] L’opposition sporadique est devenue de plus en plus organisée et coordonnée, alors que les jeunes et les personnes désaffectées ont vu leur statut et leurs opportunités se dégrader, en grande partie dans les pays en développement, ce qui a mené à des troubles civils […]

L’impression persistait que tôt ou tard, quelque chose allait bouleverser le bon ordre que les gouvernements avaient travaillé si fort pour mettre en place. » (C’est l’auteure qui souligne.)

Difficile de ne pas admirer la justesse de ce scénario visionnaire.

Les scénarios du genre, avise-t-on dans le document, « ne sont pas des prédictions ». Ce sont plutôt « des hypothèses réfléchies qui nous permettent d’imaginer, puis de répéter différentes stratégies pour être mieux préparés pour l’avenir ou, d’un point de vue plus ambitieux, ces hypothèses nous aident à mieux façonner notre avenir ». (C’est l’auteure qui souligne.)

On admet donc que même s’ils ne peuvent être considérés comme des prédictions, de tels scénarios servent de préparation pour l’avenir.

Le scénario et les recommandations de la simulation de pandémie Event 201, sont similaires à ce modèle de gouvernance autoritaire imaginé par la Fondation Rockefeller en 2010.

Les organisateurs d’Event 201 ne cachent pas leurs intentions. Ils admettent que l’exercice « visait à éduquer les plus hauts dirigeants des gouvernements étasunien et internationaux et les leaders des industries mondiales ».

Les faux reportages utilisés lors de la simulation font, entre autres, la promotion de la censure sur les réseaux sociaux. On affirme également que « les gouvernements doivent être disposés à faire des choses qui sont en dehors de leurs perspectives historiques » et que « l’on doit être sur un pied de guerre ». (Voir Information contrôlée : Bill Gates, Jeff Yates, le vaccin contre la COVID-19 et la «controversée hydroxychloroquine»)

De tels exercices, menés par des organisations ultra puissantes, juchées tout en haut de la pyramide et dont l’influence est tentaculaire, servent d’abord à inculquer des idées chez les décideurs et autres personnes influentes, à les persuader d’agir d’une certaine manière et non d’une autre.

Ces idées vont naturellement faire leur chemin jusqu’à la base comme un ruisseau se rend à la mer. Si la théorie du ruissellement peut être appliquée à l’économie, elle peut certainement l’être à aux communications.

Enfin, lorsque l’on regarde le portrait global de tous ces scénarios apocalyptiques de pandémie parus au fil des ans dans les médias et les cercles influents, la théorie de la programmation prédictive ne paraît pas si farfelue.

Ce phénomène médiatique s’explique pourtant bien plus simplement : il s’agit d’un exercice classique de propagande de peur qui nourrit la bête médiatique d’une part, et de l’autre, sert de puissants intérêts qui souhaitent influencer la population dans son ensemble, y compris les décideurs, afin d’en tirer profit.

Affirmer, répéter, propager : propagande 101.

Du sang, ça vend

Cette tendance des médias à effrayer la population s’explique par le principe journalistique trash « if it bleeds, it leads » (si ça saigne, ça fait la une).

Dans un article de Psychology Today « If It Bleeds, It Leads: Understanding Fear-Based Media », la psychologue Deborah Serani explique comment les médias exploitent la peur pour vendre et dénonce les répercussions d’une telle pratique sur la santé mentale.

La méthode est simple : attirer l’attention avec un déclencheur (teaser) anxiogène et persuader le lecteur que la solution rassurante se trouve dans l’article. Ou le prochain.

En voici un exemple :

Épeurant comme titre.

Après avoir déclenché de l’angoisse en annonçant que « 465 319 cas ont été confirmés », on nous dit : « Ce chiffre à lui seul ne donne cependant pas une idée exacte de l’état de la pandémie puisqu’il peut être influencé par la multiplication de tests. »

Rassurant.

Mais ne vous détendez pas trop vite.

On parle ensuite de « moment critique de la pandémie, en particulier dans l’hémisphère Nord », d’« augmentation exponentielle des cas de COVID-19 », des « prochains mois […] très difficiles » et de « certains pays [qui] se trouvent sur une voie dangereuse ».

Tout ça dans un article de 6 phrases.

Mais il y a pire, ou mieux, c’est selon : instrumentaliser la mort d’un enfant.

Si elle avait « plusieurs pathologies associées », est-elle réellement « morte du COVID »?

La psychologue écrit ensuite :

« Le succès des informations basées sur la peur repose sur la présentation d’anecdotes dramatiques au lieu de preuves scientifiques, la promotion d’événements isolés comme étant des tendances, la représentation de catégories de personnes comme étant dangereuses et le remplacement de l’optimisme par une pensée fataliste. »

Tous ces ingrédients font partie du discours actuel sur la COVID-19. En voici quelques exemples :

Anecdotes dramatiques et événement isolés :

Catégories de personnes dangereuses :

Exactement le même texte que TVA.

Pensée fataliste :

La superficialité est « une autre caractéristique des bulletins d’information », ajoute la psychologue. L’absence de recherches approfondies des sujets due à la recherche du scoop a un impact direct sur l’exactitude des faits :

« Lorsque le premier reportage passe à un second niveau dans les reportages ultérieurs, le journaliste corrige les inexactitudes et les éléments manquants. Le processus de recherche des faits change continuellement, tout comme le reportage. Ce que les journalistes ont d’abord rapporté avec une émotion intense ou du sensationnalisme n’est plus exact. Ce qui se produit psychologiquement pour le spectateur est une impression fragmentée de connaissance du réel, ce qui déclenche des sentiments de désespoir et d’impuissance – des expériences aggravant la dépression. »

Par exemple :

L’inverse peut aussi se produire, par exemple :

Il est vrai que la nouveauté du virus et les autorités sont à blâmer aussi pour la confusion, mais les journalistes ne fouillent pas suffisamment ces questions, ignorent les experts indépendants (au Québec du moins) et évitent surtout de critiquer et de questionner les autorités de manière, disons, plus agressive.

Voici exemple de désinformation quotidienne : les journalistes ne font pas la différence entre cas positifs au SRAS-CoV-2 et diagnositcs de COVID-19, ce qui sème la confusion et l’angoisse. Les personnes asymptomatiques peuvent être porteuses du coronavirus, mais la COVID-19 se diagnostique uniquement par des symptômes et des signes cliniques. Forcément, si vous êtes asymptomatique, vous n’avez pas la COVID-19.

Les médias n’en ont rien à cirer et font l’erreur depuis des mois :

On explique :

«Comme les personnes asymptomatiques ne cherchent pas à se faire soigner à l’hôpital, cela pourrait expliquer pourquoi les hôpitaux pakistanais n’ont pas été soumis à la même pression qu’en Espagne et au Royaume-Uni.» (C’est l’auteure qui souligne.)

Pouquoi aller se faire soigner si on n’est pas malade?

Deborah Serani poursuit :

« Saviez-vous que certaines chaînes d’information travaillent avec des consultants qui proposent des sujets basés sur la peur qui sont pré-scénarisés, avec des points de vue et des experts à leur disposition? Cette pratique est connue sous le nom de stunting ou just-add-water. Souvent, ces pratiques présentent des informations trompeuses et favorisent l’anxiété du téléspectateur. »

Il serait naïf de croire que personne d’autre ne profite de cette pratique faisant fi de l’éthique journalistique.

D’où viennent les scénarios affolants de ces consultants? Qui sont les experts qui donnent leur « point de vue »?

L’une des tactiques connues de marketing consiste à créer ou trouver un problème afin d’offrir la solution. Se pourrait-il que des entreprises en profitent, causant délibérément de l’anxiété dans la population pour ensuite lui offrir son produit comme solution?

Par exemple, est-ce possible que l’industrie pharmaceutique ait intérêt à ce qu’une pandémie soit déclenchée afin d’offrir sa solution ultime à toute la planète, la vaccination?

Ceux qui crient aux théories du complot, oublient ou ignorent que cela s’est déjà produit.

La fausse pandémie de H1N1 en 2009 a pu être déclarée uniquement parce qu’un changement de définition avait eu lieu peu de temps avant.

Dans son rapport accablant sur la gestion de la « pandémie » H1N1 (entre guillemets dans le rapport), le Conseil de l’Europe le dit clairement :

« Ce sont principalement le relèvement rapide du niveau d’alerte pandémique à la phase 6 – alors que les symptômes de la grippe étaient relativement modérés – et les changements apportés à la définition d’une pandémie juste avant la déclaration de la pandémie H1N1 qui ont fait naître des interrogations et des soupçons au sein de la communauté scientifique. Bien que l’OMS continue d’affirmer que la définition de base de la pandémie n’a jamais changé, on peut constater que les critères relatifs à l’impact et à la gravité d’une épidémie en termes de nombre d’infections et de décès n’ont plus été pris en compte dans la définition utilisée pour le passage à la phase 6 dans les nouvelles recommandations de l’OMS sur la grippe publiées en mai 20096. Comme l’a rappelé le Dr Wolfgang Wodarg, épidémiologiste allemand, ancien membre de l’Assemblée parlementaire – et en cette qualité, l’un des initiateurs du présent rapport – lors du débat mené en janvier 2010, l’annonce de la pandémie actuelle ne pouvait être faite qu’en modifiant la définition et en abaissant le seuil requis pour déclarer une pandémie. » (C’est l’auteure qui souligne)

Le rapport note par ailleurs « le fait que l’industrie pharmaceutique a tout intérêt à ce qu’une pandémie soit déclarée et que des campagnes de vaccination soient lancées » en raison des « intérêts commerciaux en jeu ».

Ces mêmes intérêts commerciaux sont gigantesques actuellement et reposent sur un plan de vaccination planétaire menacé par les appels au calme des experts qui prônent l’emploi de l’hydroxychloroquine, un retour à la normale et l’immunité naturelle.

En revanche, la poursuite des mesures draconiennes et les discours pessimistes nous maintiennent dans la peur et donnent l’impression que la vaccination mondiale est la seule issue possible, alors que jamais dans l’histoire, les scientifiques n’ont réussi à fabriquer un vaccin contre un coronavirus.

Le rapporteur du Conseil de l’Europe a également constaté lors de la fausse pandémie de H1N1 que « le principe de précaution qui a été suivi dans certains États membres a engendré beaucoup d’incertitudes et de craintes au sein de la population, lesquelles n’étaient pas nécessairement justifiées au regard de l’évolution de la maladie ». (C’est l’auteure qui souligne.)

C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui. Encore. Les mesures sont complètement disproportionnées comparativement à la gravité du virus et ceux qui osent le dire sont souvent censurés.

Parmi les mesures recommandées lors de la simulation Event 201, on trouve des « mesures rehaussées de protection et de contrôle des maladies », l’augmentation des stocks de vaccins, une « hausse des ressources gouvernementales dédiées au développement de vaccins, de thérapies et de diagnostics », ainsi que l’alliance entre l’OMS, les gouvernements nationaux et les médias pour combattre la désinformation.

Par désinformation il faut comprendre tout ce qui va à l’encontre du discours unique pro-vaccin axé sur la peur.

Le discours apocalyptique de la Fondation Gates et de Big Pharma

Le 30 septembre dernier, la Fondation Gates, le plus important donateur privé de l’OMS, et une pléthore de sociétés pharmaceutiques annonçaient dans un communiqué conjoint qu’ils s’engageaient à « élargir l’accès mondial aux diagnostics de COVID-19, aux thérapeutiques et aux vaccins ».

Autrement dit, ils s’engagent à élargir leurs parts de marché.

Voici les pharmaceutiques qui ont signé ce communiqué : AstraZeneca; Bayer; bioMérieux; Boehringer Ingelheim; Bristol Myers Squibb; Eisai; Eli Lilly; Gilead; GSK; Johnson & Johnson; Merck & Co. (MSD); Merck KGaA, Darmstadt, Allemagne; Novartis; Pfizer; Roche; Sanofi. 

Soulignons la tentative des pharmaceutiques de revamper leur image en se présentant comme les « compagnies des sciences de la vie » (life science companies).

Vous reconnaîtrez l’instrumentalisation de la peur dès la première phrase du communiqué:

« L’existence de la COVID-19, où qu’elle soit, constitue une menace pour les communautés partout dans le monde. »

FAUX, comme dirait un vérificateur de faits « indépendant ».

Comme toutes les autres menaces sanitaires que nous avons connues depuis des décennies, la menace de la COVID-19 est grandement exagérée.

Cet été, le Centers for Disease Control and Prevention et le groupe indépendant de médecins pour un consentement éclairé, Physicians for Informed Consent, évaluaient tous deux le taux de mortalité de la COVID-19 à 0,26 %. Selon Santé publique France, le taux de mortalité de la grippe saisonnière se situe entre 0,2 et 0,5 %, nous rappelait Libération en février dernier.

La nouveauté du virus est même remise en question par plusieurs études indiquant que 20 à 50 % de la population serait déjà immunisée contre la COVID-19 grâce au simple rhume.

En outre, selon un article de NPR, deux études récentes ont démontré que la mortalité de la COVID-19 a chuté de manière drastique.

La première étude, menée aux États-Unis, a conclu :

« Les patients ayant participé à l’étude avaient 25,6 % de chances de mourir au début de la pandémie. Ces chances sont maintenant de 7,6 %. »

La seconde menée en Angleterre montre quant à elle une baisse d’environ 20 % du taux de mortalité des patients hospitalisés.

Mauvaise nouvelle pour la Fondation Gates et les pharmaceutiques qui se sont engagées à « mettre fin à la pandémie » en lançant « l’effort de recherche et développement le plus vaste et le plus ambitieux de l’histoire en réaction à une pandémie ».

Le but ultime de cet effort : la vaccination à l’échelle planétaire, dixit Bill Gates.

Cet engagement désintéressé des acteurs des « sciences de la vie » et du grand philanthrope dépasse cependant leurs capacités financières et ils demandent de l’aide, non seulement financière, mais aussi juridique et politique :

« L’accès aux interventions pour lutter contre la COVID-19 à l’échelle mondiale nécessite des ressources financières, des biens, des infrastructures, ainsi qu’un soutien et une collaboration juridictionnels qui dépassent la capacité ou le rôle des signataires de cet engagement. Nous appelons donc les gouvernements, les institutions multilatérales, les entreprises, les ONG et autres à s’appuyer sur nos engagements et les efforts déjà en cours pour [entre autres] :

Fournir un financement suffisant, dédié, durable et opportun pour l’acquisition et la fourniture des outils nécessaires pour mettre fin à la pandémie COVID-19 […]

Bâtir et maintenir la confiance du public dans les mécanismes d’approbation des diagnostics, des thérapeutiques et des vaccins en garantissant des examens solides d’innocuité et d’efficacité, et en évinçant des discussions et du processus d’approbation les considérations politiques injustifiées. »

Bref, les gouvernements doivent contribuer financièrement à la recherche, au développement et à la distribution de produits pharmaceutiques tout en éliminant les obstacles à leur approbation, qualifiés de « considérations politiques injustifiées ». Injustifiées selon eux peut-être, mais pas selon bien des experts et des citoyens concernés.

Le communiqué se termine avec une généralité scintillante, une technique de persuasion consistant à employer des termes, des expressions ou des slogans véhiculant des concepts vertueux comme le patriotisme, la science, la liberté et visant à persuader l’auditoire de ses bonnes intentions. Comme leur nouveau nom l’indique, les « compagnies des sciences de la vie » veulent « sauver des vies ».

Ces vies ne seront sauvées qu’à condition que les produits miracles de ce groupe de bienfaiteurs soient disponibles pour toute l’humanité, surtout les plus démunis, nommés à maintes reprises dans le communiqué :

« Les engagements ci-dessus ne sauveront des vies que si les partenaires de l’ensemble de la chaîne allant du développement au déploiement travaillent ensemble pour garantir l’acheminement des produits aux personnes qui en ont besoin. »

La fin du communiqué nous rappelle habilement qu’il faut continuer d’avoir peur, car les pandémies se succéderont.

« [L]a communauté mondiale doit mobiliser collectivement les ressources que les partenaires ont identifiées comme étant essentielles pour mettre fin à cette pandémie pour les communautés du monde entier. En alignant ces ressources sur les engagements ci-dessus, nous pensons non seulement permettre une sortie plus rapide de la crise actuelle de COVID-19, mais aussi jeter les bases d’un solide écosystème de préparation pour la prochaine pandémie. »

Prochaine pandémie dont les médias nous parlent déjà :

En avril 2020, le New York Times pensait déjà à la prochaine pandémie.

Notons au passage que The Guardian a reçu près de 3,5 millions de dollars de la Fondation Gates en 2020 pour « produire des rapports réguliers sur des sujets liés à la santé mondiale et au développement dans sa section Développement mondial ».

Rappelons-nous ce que disait le Dr Siegel dans Fausse alarme : la vérité sur l’épidémie de la peur : « Une fois apeuré, un animal est plus sensible à la prochaine menace ».

Alors?

Prêt pour la prochaine pandémie? Elle arrivera plus vite qu’on le pense si rien n’est fait pour stopper l’hystérie fabriquée.

Cette fois-ci, on a réussi à nous faire peur au point de changer complètement nos habitudes de vie et d’abandonner des droits et libertés fondamentaux. Incluant celui de voir nos proches.

L’ingénierie sociale a atteint des sommets inégalés.

Bill Gates a déclaré en avril : « Quiconque vit la Pandémie 1 ne l’oubliera jamais. »

En effet.

Nous ne sommes pas au bout de nos peines, nous sommes juste à la « Pandémie 1 ».

Imaginez jusqu’où on ira la prochaine fois?

Le Dr Siegel souligne que s’il est facile de programmer l’amygdale, l’organe qui contrôle la peur dans le cerveau, la déprogrammer s’avère une tâche ardue. On peut ainsi comprendre pourquoi il est si difficile de déprogrammer la partie de population qui demeure craintive face à un virus relativement banal.

La tâche est d’autant plus laborieuse lorsque cette prédisposition biologique est combinée à une propagande de peur d’une ampleur inégalée, avec ses statistiques quotidiennes alarmantes car prises hors contexte, et des annonces gouvernementales fréquentes et dramatiques dignes des meilleures techniques de lavage de cerveau.

En attendant la prochaine pandémie on continue donc d’avoir peur grâce à ce que Marc Siegel dénonce dans son livre, soit « la publication quotidienne de cas d’infection », laquelle « contribue à exacerber un climat de panique ».

On continue d’avoir peur grâce aux masques qui nous rappellent à chaque instant que tout être humain est un danger potentiel. Votre meilleure amie serait-elle une « malade asymptomatique »? Votre petit-fils est-il un « superpropagateur »? Dans le doute, mieux vaut s’abstenir de compagnie.

Alors, « on continue de se protéger » et de « sauver des vies » en respectant les consignes complètement démesurées de la santé publique, qui refuse de nous montrer sur quelle science elle s’appuie pour les justifier.